Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 17:26
Suite au constat selon lequel quelques rares visiteurs viennent, sporadiquement, sur ce site, une version plus lisible est en cours de réalisation. Très épurée, elle regroupera, une fois terminée, tous les articles publiés ici dans l'ordre chronologique décroissant. Ceci permet de composer une présentation des événements de ce printemps 2006 à travers le ressenti de quelques opposants au blocage de l'université.

Ce message clôt ce blog qui devra être, tôt ou tard, fermé.




Par Guillaume Lethuillier - Publié dans : de(s)blocages
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /Mai /2006 20:53
Le conflit semble s'éteindre avec la mise à mort du blocage par une très large majorité des votes (pour ne pas dire l'unanimité). Les cours devraient donc reprendre normalement dès le mercredi 3 mai. Merci à celles et ceux ayant contribué à la vie de ce site, et courage pour la suite de vos études !
Par Guillaume - Publié dans : Actualité
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Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /Avr /2006 19:30
Le comité de grève m'a informé aujourd'hui de son intention d'appeler le 2 mai à la levée du blocage. Les cours devraient do nc reprendre le 3 mai au plus tard.

Bonnes vacances à tous et à bientôt.


M. Gilles Lebreton, professeur de droit
Par M. Lebreton (par mail) - Publié dans : Actualité
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Jeudi 13 avril 2006 4 13 /04 /Avr /2006 13:56
Nous avons appris que pour les étudiants de Licence 3 d'Histoire, les cours allaient reprendre vendredi.
En effet, M. Galap nous a trouvé des batiments rue Clovis. Nous avons donc cours de Géopolitique de 14h à 16H et samedi de 9H à 11H. L'ensemble des étudiants a été prévenu soit par mail, soit par téléphone. Il était temps.

IL faut cependant ajouter un bémol. Un partisan du blocage, de notre classe, mais que nous n'allons pas citer (...) a inscrit l'information sur le tableau de l'amphi 5 avec un point d'interrogation. Vont-ils décider de bloquer nos locaux rue Clovis lors de leur réunion du comité de grè ve de cet après midi ?

Réponse vendredi !



Arnaud, Fred, Julien et Olivier, étudiants en histoire

Par des étudiants - Publié dans : Actualité
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Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 19:57
Le vote de l'assemblée générale a révélé que 500 personnes voulaient la continuation du blocage, contre 417, soit 83 voix d'écart. Cette faible marge démontre le danger que présente l'intervention d'éléments extérieurs au site Lebon dans les votes. De fait, le blocage est reconduit au moins jusqu'au 2 mai.

Il est à noter que le vote a été reconduit sous couvert d'une erreur de comptage.
Par Guillaume - Publié dans : Actualité
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Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /Avr /2006 16:53
Suite à un article paru dans la presse havraise hier,

Nous tenons tout d'abord à saluer l'initiative de Monsieur Gilles Lebreton, qui malgré les décisions prises par le Conseil d'Administration et Monsieur le Président de l'Université du Havre a déposé un référé au Tribunal Administratif de Rouen. Ce référé a donné la réponse que nous connaissons aujourd'hui. Nous saluons son courage, sa détermination et soutenons entièrement cette initiative qui, nous le rappelons, n'est pas destinée à engendrer des tensions au sein de l'Université, ni à « casser le mouvement anti-CPE »  comme il a été entendu ici et là. Non, ce professeur de Droit a fait ce qu'il avait à faire : tenter de rétablir les droits et les libertés de chaque étudiant, bafoués depuis cinq semaines.

Par ailleurs, nous démentons formellement toute appartenance à un collectif dénommé « stop le Blocage » qui effectivement existe, mais avec lequel nous n'avons aucune affiliation. Ce blog est un lieu d'information, de rencontre, de débat pour le déblocage de l'Université du Havre. Il est apolitique, il n'est affilié à aucun syndicat ou association d'un genre quelconque. Nous vous invitons donc à prendre avec précaution les informations que vous pouvez obtenir et qui peuvent être biaisées par un manque d'investigation.



Tojo, deuxième année de mathématiques
Par Tojo (par mail) - Publié dans : Opinion
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Vendredi 7 avril 2006 5 07 /04 /Avr /2006 16:45
Gilles Lebreton, directeur du département Droit et membre du Conseil d'administration de l'Université du Havre, vient d'obtenir, le 6 avril, une ordonnance du président du Tribunal administratif de Rouen qui condamne l'occupation illégale des locaux. Cette ordonnance ordonne aux occupants de libérer les lieux. Elle ordonne également au président de l'Université de "prendre les mesures nécessaires" à cette fin et, en attendant, d'"organiser des cours en dehors de ceux-ci".
Par Gilles Lebreton (par mail) - Publié dans : Actualité
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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 18:57
Ce mois d'attente et d'incompréhensions (que ce soit envers les bloqueurs ou l'administration) qui sera ancré dans beaucoup d'esprits risque fort de se voir prorogé. Prorogé et non pas poursuivi, car il existait bien un hypothétique terme à ces entraves pour les plus optimistes, composé de deux événements majeurs : le référendum et la décision du Conseil constitutionnel (suivie par l'attitude du président de la République). Le raisonnement semblait en apparence limpide. En gagnant le référendum était-il possible d'espérer que la situation se débloque (sans jeu de mot aucun) ; la fébrile attente du sort du contrat première embauche (par la voie constitutionnelle puis présidentielle) laissant quant à elle percevoir une lueur d'espoir... en vain. En analysant les rouages de ce soit-disant processus de résorption de la crise, un problème apparaissait clairement : l'égalité entre les termes de cette équation sociale n'existait qu'avec un renfort d'espoirs qui, en dévoilant leur nullité — hélas trop tard — ont révélé par la même occasion la fausseté de celle-ci. En mettant de côté les aspects contestables du référendum (question politique totalement inutile voire dangereuse, vote opéré quasiment en catimini, résultats non détaillés) qui a donné par un écart lilliputien (à peine trois cents voix) une majorité de support à cette cause, il est à douter que la mise à mort espérée par certain(e)s du contrat première embauche aurait réduit ces actions à peau de chagrin. Comment en effet se satisfaire de la concrétisation d'une seule de ses revendications aux multiples visages ? Ces sillons de jeunesse qui parcourent les rues et séparent les étudiants entre eux  ne veulent pas moins que l'achèvement du mandat des élus envers lesquels ils ne se reconnaissent plus, pour, dans ce jeu de tauromachie à l'échelle nationalle, frapper l'estocade finale dans le cou de cet animal politisé et blessé à vif. Il saigne, mais son sang se mêle à celui des spectateurs involontaires qui voudraient échapper à cette scène et qui coule de leur flanc ouvert par ces coups maladroits et inexpérimentés (se peut-il qu'ils soient confondus avec cet animal ?). La cicatrice se fermera avec beaucoup de mal. Certains ne se relèveront jamais de cette attaque dont ils ont certainement saisi les tenants mais qui, à la vue de ces affreux stigmates, ressentiront en leur chair l'impuissance qui les poussa à ce moment à ne pas agir.

Beaucoup se rappelleront avec fierté de cette « blessure de guerre », mais quel souvenir laisseront les sacrifiés qui ne voulaient pas prendre cette route plane et facile d'accès, à savoir la violence ? Que penseront les enfants de ces étudiants qui, préférant utiliser la voie abrupte du savoir et de la volonté, furent raillés par une majorité sûre de sa valeur sur le marché de l'emploi et usant de l'illégalité ? « Peu importe l'illégalité tant qu'elle a un but légitime ! » peut-on entendre avec incrédulité. La confiance en cette action se cristallise dans d'honteuses paraboles qui, si elles ne venaient pas de cœurs particulièrement naïfs, feraient penser à une lutte contre un despote légal mais meurtrier ; est-on ainsi doté de raison en comparant le contrat première embauche au déportement des populations juives sous le gouvernement de Vichy ? L'effroi vous gagne quand vous entendez une telle justification pour la première fois, mais osez croire — par apathie certainement — que celui qui a pu parler de la sorte est inconscient de la portée de ses propres paroles. Il suffit juste de traduire clairement cette pensée pour redécouvrir l'humanité sous ce verbiage malhabile : « la loi est injuste, nous devons la transgresser pour rétablir nos acquis (sociaux). » Hélas, cette réforme justifie-t-elle un renversement des valeurs, la légitimité prenant la place de la légalité ? On peut en douter quand l'on pense aux libertés sacrifiées et appartenant aux mêmes personnes touchées par ce texte de loi ; la légitimation par le groupe social (jeunes précaires) s'évanouit en effet d'elle-même. Chacun combat la précarité, mais en usant d'armes dissemblables et le conflit prend sous cette lumière un tout autre aspect, celui des pro-légalité (croyance en la valeur du diplôme et refus que ses libertés soient entravées) contre les pro-légimité (croyance en sa propre valeur sur le marché du travail mais peur qu'elle ne soit pas reconnue. La croyance en la valeur du diplôme est atténuée par la pensée qu'il ne sera pas reconnu pleinement par le monde professionnel ; la légalité devient une barrière au mode d'exercice des revendications). Cette vision binaire est cependant atténuée par la certitude de certains en leur propre légalité, invoquant en cela le droit de grève mais sans donner de référence. Une telle recherche serait pourtant vaine puisqu'il n'a valeur légale qu'entre les mains des salariés, et une recherche exhaustive permettrait de comprendre sans réserve qu'affirmer l'existence d'un droit de grève des étudiants reconnu par la loi a autant de sens que de déclarer qu'existe le droit à se déterminer souverain. « Certes, pourrait-on répliquer, mais une loi autorisait-elle les révolutionnaire à renverser l'Ancien Régime ? » On entre ici dans le cadre du renversement du pouvoir établi, et donc de son ordre juridique. La même problématique que précédemment intervient : l'instauration du contrat première embauche justifie-t-il la mise de côté du droit (que les bloqueurs n'hésitent pourtant pas à invoquer pour appuyer leur reconnaissance) ? Un conseil donc pour ces personnes : ne parlez plus improprement du droit de grève et par franchise préférez l'expression « grève auto-proclamée » à défaut de pouvoir utiliser votre seule liberté de manifester (qui est un droit que les étudiants peuvent exprimer) qui pourrait cependant permettre l'expression des libertés des autres étudiants.
Par Guillaume Lethuillier - Publié dans : Opinion
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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 19:30
Une seule information essentielle à retenir de cette assemblée générale (qui ressort à travers un flux de considérations purement politiques...) : 570 personnes ont voté pour la continuation du blocage, 264 contre et 28 ont voté blanc.
Par Guillaume - Publié dans : Actualité
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /Mars /2006 11:12
Voici l'information de Rebecca, étudiante au quai Frissard.

Je vous informe que le site Frissard a voté ce matin le blocage partiel pour les 2èmes années et pour les licences professionnelles. Ce blocage partiel signifie donc que les DS les plus importants auront lieu la semaine prochaines pour les deuxièmes années, soit environ deux DS par option (qui n'auront pas lieu le mardi afin de ne pas géner le mouvement de grève). Il signifie aussi que les licences professionnelles peuvent suivre leurs cours avec intervenants.

Je tiens tout de meme à signaler que ce déblocage a été voté à 84 voix pour, 83 voix contre et environ 27 votes blancs. Suite à ce résultat, les partisans du blocages ont crié à un mauvais compte, qu'il fallait revoter, qu'à une voix près, ca ne comptait pas. Un nouveau vote a été refusé par la tribune estimant que cela n'a jamais été fait et que ce serait contre à la démocratie prônée lors de ces AG.

Je remercie cette tribune et informe que les deuxièmes années tirent leur révérence sur ce vote car il s'agit de notre dernière semaine de cours.
Par Rebecca - Publié dans : Actualité
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